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Manuela, 48 ans, sapeur-pompier volontaire et assistante commerciale

Manuela, 48 ans

Deuxième classe de sapeur-pompier volontaire (SPV), affectée au centre d’incendie et de secours d’Ebersheim (Compagnie Sélestat).

  • Engagement en tant que sapeur-pompier volontaire en 2020
  • Profession : assistante commerciale

Pourquoi avez-vous attendu pour vous engager ?

J’ai dû faire un choix. Ces vingt dernières années ont été consacrées à mes enfants. Maintenant, ils sont grands, c’est pour cela que j’ai décidé de m’engager l’année dernière.

Comment votre famille a-t-elle réagi à votre engagement ?

Dans l’ensemble, ils ont tous bien réagi. La plus heureuse était ma fille, elle est jeune sapeur-pompier depuis septembre 2020. Elle était très contente que je sois sapeur-pompier volontaire. Pour mon conjoint, cela implique que je sois moins présente à la maison, mais il est content et fier de mon nouvel engagement.

© SIS 67

Quel a été le déclic ?

Le déclic a été pendant le confinement en mars 2020. Je fais partie de la Croix-Blanche depuis douze ans, et nous avons été appelés en renfort à l’hôpital de Sélestat pour effectuer le tri des malades. C’est en voyant les ambulances, les pompiers et le personnel hospitalier aux petits soins des patients que je me suis dit que c’était ce que je voulais faire ! Aider les gens, être au service de la population. C’est quelque chose de gratifiant et d’enrichissant.

Au cours des premières formations, quel a été votre ressenti, face à la différence d’âge ou face à des groupes plus jeunes ?

Dans les différentes formations que j’ai pu réaliser, je n’ai jamais ressenti l’écart d’âge, j’ai toujours été la plus âgée, mais les groupes étaient à chaque fois bien homogènes. Au final, nous étions tous là pour la même chose donc tout s’est bien passé, même avec les plus jeunes.

Comment conciliez-vous votre vie de famille et votre engagement ?

Mes enfants sont autonomes maintenant, ils ont 19 et 13 ans, j’ai donc beaucoup plus de temps et de disponibilité d’autant plus que je travaille à 90 %. Actuellement, c’est plus facile pour moi de gérer ma vie de famille et mon engagement.
 
Vous serez bientôt opérationnelle, comment appréhendez-vous votre première intervention ?

Puisque cela fait vingt ans que je souhaite devenir sapeur-pompier, j’ai hâte mais il y a tout de même un peu de stress. Faisant partie de la Croix-Blanche, le secourisme est quelque chose que je pratique depuis douze ans, je serai donc un peu plus à l’aise pour les missions de secours à personne.

Est-ce que vos enfants vous posent des questions sur votre engagement ?

Oui, ma fille me pose beaucoup de questions sur mes formations, pour savoir comment cela se passe. Je viens tout juste de m’engager, je ne suis pas encore partie en intervention, donc elle pose des questions sur les formations, car dans quelques années, ce sera à son tour.

Quels conseils donneriez-vous à une personne qui souhaiterait s’engager ?

Les conseils que je pourrais donner, c’est de s’écouter, écouter ses envies, ses besoins. Allez-y, foncez !

Manuela, 48 ans, a décidé de s’engager en 2020 comme #SapeurPompierVolontaire en parallèle de son métier d’assistante commerciale. Découvrez le portrait de cette mère de famille qui vous explique qu’il n’est jamais trop tard pour s’engager !

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